Réunion dans un salon de jeunes élégantes qui, alcool et cigarettes aidant, dégénère en une sévère dispute mettant aux prises deux d'entre elles. L'affront ne pouvait être lavé que par un […]
Réunion dans un salon de jeunes élégantes qui, alcool et cigarettes aidant, dégénère en une sévère dispute mettant aux prises deux d'entre elles. L'affront ne pouvait être lavé que par un duel au fleuret. Or, les règles du duel, c'est bien connu, exigent qu'on tombe la chemise.
■ Le thème du duel entre deux femmes est un poncif de la littérature et de l'imagerie érotiques. Il trouve une seconde jeunesse à la Belle Époque avec notamment, en 1884, les deux tableaux d'Émile Bayard père intitulés Une Affaire d’honneur et Réconciliation — en voici la seconde version qu'il réalisa :

puis, en 1892, le compte rendu (sans doute inventé) d'un duel au sabre ayant opposé à Vaduz, en août de cette année-là, la princesse Pauline de Metternich à la comtesse Anastasia Kielmannsegg. La petite histoire précise qu'il leur fut instamment recommandé de se découvrir le torse pour éviter les infections en cas de blessure…
↪ Sur le sujet, voir l'excellent billet de blog : L'Escrimeuse : premières passes.
En témoigne également ce dessin de Paul Balluriau en couverture d'un supplément de Gil Blas de 1896 illustrant un extrait d'En Volupté de René Maizeroy, prolifique auteur dans le genre, et qu'on pourra rapprocher des photographies de la présente série :

(De manière amusante on relèvera que le duel décrit par Maizeroy se fait au pistolet et non au fleuret…)