Série probablement attribuable à Cañellas, reprenant une mise en scène qui exploite nombre d’accessoires qu’il utilise de façon récurrente : toiles peintes d’arrière-plan (l'antichambre et la grille du parc), jeu de billes et tapis.
L’ordre des images ci-dessous respecte celui donné à la série reproduite en photogravure dans une publication de P. Sarbrice intitulée « Leurs Caprices, nouvelles sans paroles », Paris, s.d. La série fut également éditée sous forme de cartes postales et titrée « Une Affaire d'honneur » (la seconde partie s'intitulant « Sur le terrain »).
Par ailleurs, la jeune femme provoquée en duel (et blessée au sein) est le modèle posant dans la série « Le Coucher ».
↪ Afficher toutes les séries reprises dans « Leurs Caprices ».
↪ Voir aussi la discussion dans le billet de blog « L’image de « La Parisienne » par Josep Maria Cañellas ».
■ Le thème du duel entre deux femmes est un poncif de la littérature et de l'imagerie érotiques. Il trouve une seconde jeunesse à la Belle Époque avec notamment, en 1884, les deux tableaux d'Émile Bayard père intitulés Une Affaire d’honneur et Réconciliation — en voici la seconde version qu'il réalisa :

puis, en 1892, le compte rendu (sans doute inventé) d'un duel au sabre ayant opposé à Vaduz, en août de cette année-là, la princesse Pauline de Metternich à la comtesse Anastasia Kielmannsegg. La petite histoire précise qu'il leur fut instamment recommandé de se découvrir le torse pour éviter les infections en cas de blessure…
↪ Sur le sujet, voir l'excellent billet de blog : L'Escrimeuse : premières passes.
En témoigne également ce dessin de Paul Balluriau en couverture d'un supplément de Gil Blas de 1896 illustrant un extrait d'En Volupté de René Maizeroy, prolifique auteur dans le genre, et qu'on pourra rapprocher des photographies de la présente série :

(De manière amusante on relèvera que le duel décrit par Maizeroy se fait au pistolet et non au fleuret…)