J. M. Cañellas – Photographie des Artistes

Présentation du répertoire des photographies de Cañellas

L’application proposée ici est une interface d’interrogation d’une base de données qui vise à répertorier les photographies de Josep Maria Cañellas (Reus 1856 – Paris 1902) prises durant ses années d’activité à Paris.

interroger la base de données

Toutes proportions gardées, l’application cherche à répliquer, pour les photographies parisiennes, le travail mené sur les photographies de Cañellas prises au cours de l’hiver 1888-1889 dans la région catalane de l’Alt Empordà et regroupées sous le nom d’Album Rubaudonadeu.

Les quelques cinq cent cinquante cinq photos de l’Album Rubaudonadeu ont toutes été numérisées et indexées avec un très grand soin par la Biblioteca Fages de Climent de Figueres et sont accessibles en ligne.

Les photographies de l’Album Rubaudonadeu ne sont pas reprises ici, à l’exception de celles répertoriées dans le catalogue du musée de l’Empordà.

La documentation relative à Cañellas est peu abondante. À vrai dire, elle se limite aujourd’hui aux deux ouvrages suivants :

  • Anna Capella, Jaume Santaló, Josep Maria Cañellas, Reus 1856-París 1902 : photographie des artistes, Figueres : Museu Empordà ; [Sant Lluís, Menorca] : Triangle Postals, 2005.
    ISBN 84-934481-0-9 / EAN 9-788493-44810-3
  • Alain Fourquier, Josep Maria Cañellas (1856 – 1902), Premier photographe de l’instantané à Paris, Paris, Au bibliophile parisien, 2008.
    ISBN 978-2-9528594-1-7

qui proposent tous deux de nombreuses reproductions.

Voir également l’article Wikipédia consacré à Cañellas pour une synthèse de ces informations.

Concernant la localisation des prises de vue de Cañellas à Paris, je me permets de renvoyer à un billet de blog où je complète et corrige les informations des deux ouvrages cités :

La base de données répertorie l’ensemble des clichés reproduits dans ces deux ouvrages. Ces clichés ne sont toutefois pas tous disponibles en version numérique, ce qui explique l’absence d’image pour un certain nombre des enregistrements de la base.

On ignore le nombre total de photographies prises par le photographe au cours de sa carrière. On ignore encore plus le nombre des tirages de ses photographies encore existants. À la différence du corpus de l’Album Rubaudonadeu, le corpus parisien de Cañellas n’est pas connu in extenso et la première difficulté est de collecter ces photographies — notamment via leurs reproductions numériques lorsque celles-ci circulent (par exemple, à l’occasion d’une mise en vente aux enchères).

L’un des buts de ce répertoire est, en regroupant le plus grand nombre possible de reproductions, d’offrir un outil de qualification des photographies potentiellement attribuables à Cañellas (en comparant les sujets, les modèles, les décors, les accessoires, les mises en scène…).

À titre d’exemple, il est fait plusieurs fois référence, dans les commentaires associés aux photographies, à un recueil anonyme conservé à la Bibliothèque nationale de France (« album BnF ») dont tout laisse à penser qu’il consigne des photographies toutes prises par Cañellas. Cet album de 200 photographies, sans indication d’auteur ni de date, est conservé à la BnF sous la cote KC-456-FOL. Il a été numérisé et mis en ligne sur le site de Gallica.

Si l’on en juge par la numération affichée avec la signature JMC dans le négatif de beaucoup des photographies de Cañellas, on peut supposer que le volume total de sa production est sans doute inférieur à la dizaine de milliers. Le numéro de série le plus élevé actuellement enregistré est le № 6421 (reproduit dans le catalogue du musée de l’Empordà). Mais un nombre conséquent de clichés ne sont ni signés ni numérotés, ce qui introduit une marge d’incertitude.

Par ailleurs, il n’est pas certain que la numérotation des clichés reflète toujours l’ordre séquentiel continu des prises de vues. Fourquier avait déjà formulé la remarque à propos du cliché JMC 2500 dont le numéro ne semble pas cohérent avec ceux des autres clichés pris à des dates proches. D'autres exemples montrent également des signes d’incohérence similaires dans la numérotation. Enfin, plusieurs cas de doublons dans la numérotation sont attestés (p. ex. JMC 4239).

Cet état de fait peut être dû à Cañellas lui-même, mais peut-être aussi à d’autres, dans des tentatives a posteriori de recensement ou de classement des négatifs. On sait ainsi que l’épouse de Cañellas assura, au moins pendant quelques années, la gestion du fonds JMC après le décès de son mari ; elle pourrait avoir voulu affecter des numéros aux négatifs non numérotés selon son propre plan de classement, notamment pour assurer le suivi de la diffusion des photographies de Cañellas par d’autres opérateurs (cf. J. Kühn).

Par rapport au volume total estimé, la base de données offre encore un visage modeste. Elle recense à ce jour environ 300 photographies. Une partie provient des deux sources d’autorité citées plus haut (au total, 126 photographies dont une quarantaine est issue de l’Album Rubaudonadeu) ; le reste provient de recensements effectués sur le Web. Je me suis efforcé d’associer des reproductions numériques à la plupart des photographies répertoriées, sans y parvenir complètement. Les reproductions numériques sont celles que je suis parvenu à identifier sur le Web, pour l’essentiel sur des pages de sites d’enchères où ces photographies sont proposées à la vente. Partout où cela était possible, les sources et références sont mentionnées.

Verso d’un carton de support d’une photographie de J. M. Cañellas

Modèle de données

En pratique, le modèle retenu pour la base de données se résume à une table descriptive des photographies et une table d’associations entre ces photographies.

Les descriptions comportent divers champs de nature textuelle (titre, type de photographie, description…) qui sont tous explorés lors d’une recherche par mot-clé. Ils sont restitués à l’affichage des résultats d’une recherche.

Les catégories (ou types) de photographies correspondent aux grands sous-ensembles qu’on peut repérer dans l’œuvre de Cañellas. Elles sont actuellement au nombre de sept :

CatégorieCodage interneDescription
1Alt Empordàalt_empordaPhotographies de l’Album Rubaudonadeu
2AnimauxanimauxPhotographies d’animaux
3EnfantsenfantsPhotographies d’enfants
4InstantanésinstantanésInstantanés pris dans les rues de Paris (étudiés notamment par Fourquier)
5NusnusPhotographies de nus (le gros de la production connue de Cañellas)
6Œuvres d’artoeuvres_d_artReproduction photographique d’œuvres d’art
7PortraitsportraitsPortraits (autres que les nus, et qui ont pu motiver la tagline « Photographie des Artistes »)

Les catégories sont complétées par des thèmes qui visent à décrire les photographies à la manière de descripteurs d’un thésaurus. Cette indexation par thèmes est proposée à titre purement indicatif et ne prétend nullement épuiser le sujet des photographies qu’elle décrit. D’un point de vue pratique, les thèmes associés à une photographie sont cliquables et permettent de retrouver les autres photographies indexées par ce même thème.

Enfin, les associations établissent des liens entre les photographies selon différents modes (voir aussi, séries de photos…). Ces liens sont également restitués avec les résultats et permettent de naviguer d’une photo à une autre.

Interface

L’interface à la base de données prend la forme d’un formulaire de recherche offrant les possibilités suivantes :

  • recherche par mot-clé (saisie libre)
  • recherche par catégorie (saisie parmi une liste de valeurs)
  • recherche par le numéro JMC (saisie libre)
  • recherche par l’identifiant interne (saisie libre)

Une recherche par mot-clé peut-être combinée à la sélection d’une catégorie de photographie.

À noter qu’une recherche par un № JMC ignore les autres saisies dans le formulaire. De même pour une recherche par identifiant interne.

Le № JMC correspond aux numéros donnés par Cañellas à ses photographies, comme dans l’exemple illustré ci-dessous.

Cliché JMC № 4239 [id. 183]
Cliché JMC № 4239 [id. 183]

Du fait que toutes les photographies de Cañellas ne sont pas toujours numérotées, et pour permettre de répertorier d’éventuelles variantes dans les tirages ou les reproductions numériques, il a été introduit un identifiant interne unique pour chacun des clichés enregistrés ; cet identifiant numérique est toujours affiché à côté du № JMC. Ce second type d’identifiant (id_ph) peut également servir de clé d’accès.

À l’affichage des photographies, les deux types d’identifiants sont restitués (avec la mention s/n lorsque le numéro JMC n’est pas connu).

Il est possible de rechercher des listes d’identifiants (JMC ou internes), soit en faisant précéder un numéro d’identifiant par l’un ou l’autre des quatre opérateurs suivants : <, <=, >, >=, soit en saisissant côte à côte deux numéros d’identifiants qui définiront un intervalle.

La requête <= 500 permet d’obtenir la liste des enregistrements dont l’identifiant est inférieur ou égal à 500 (N.B. la requête > 0 permet d’obtenir la liste de tous les enregistrements de la base) ; la requête 4000 5000 (ou 4000-5000) permet d’obtenir la liste des enregistrements dont les numéros sont compris entre 4000 et 5000 (inclus).

Une recherche produit en retour une liste de résultats affichés à l’écran.

Chaque résultat se présente sous la forme d’un cadre comprenant une vignette de la photographie (lorsqu’une version numérique existe), les différents champs descriptifs de la photographie et, le cas échéant, un ou plusieurs renvois vers d’autres photographies associées à la photographie courante.

Exemple commenté de résultat de recherche
Exemple commenté de résultat de recherche

La recherche par mot-clé exploite les différents champs d’indexation textuelle associés aux photographies. Tous les champs ne sont pas renseignés pour toutes les photographies, mais chaque photographie est décrite par au moins un champ textuel, qui correspond soit à un titre donné à la photographie (p.ex. par le musée de l’Empordà), soit à un descriptif du contenu de la photographie, soit à un commentaire (champ Notes GC).

Dans l’exemple ci-dessus, la photographie peut être recherchée à l’aide d’un ou plusieurs des mots affichés (p. ex. passants à Montmartre).

Les photographies sont également décrites à l’aide d’éléments plus factuels, comme avec le champ catégorie dont les valeurs permettent de distribuer les clichés en sous-ensembles homogènes et exclusifs. Les sept valeurs de ce champ peuvent être interrogées pour elles-mêmes ou combinées avec un mot-clé libre. Dans l’exemple ci-dessus, la catégorie de la photographie est instantanés.

Les mots-clés des champs thèmes ou lieux permettent également de retrouver d’autres clichés répondant à ces mêmes critères. On pourra ainsi naviguer de proche en proche parmi l’ensemble des photographies répertoriées dans la base.

Abréviations utilisées

Libellés des champs sur la page de résultats de recherche :

  • AF qualifie une information tirée de l’ouvrage d’Alain Fourquier.
  • mE qualifie une information tirée de l’ouvrage du Musée de l’Empordà.
  • Web qualifie une information tirée d’une source en ligne.

Le champ Source identifie le détenteur d’un tirage original d’une photographie de Cañellas (voir ci-après les abréviations utilisées pour désigner ces sources).

Le champ Repro. apparaissant sous les vignettes identifie la source d’une version numérique d’une photographie.

Valeurs des champs :

  • le champ Source mentionne les abréviations suivantes :
    • AHCB-AF Arxiu Històric de la Ciutat de Barcelona. Arxiu Fotogràfic
    • AHCF Arxiu Històric Comarcal de Figueres
    • AHCR Arxiu Històric Comarcal de Reus
    • AHT Arxiu Històric de Tarragona
    • AJ-CRDI Ajuntament de Girona. Centre de Recerca i Difusió de la Imatge
    • AMF Arxiu Municipal de Figueres
    • AP Archives de Paris
    • APSPR Arxiu Parroquial de la Prioral de Sant Pere. Reus
    • BCR Biblioteca Central de Reus
    • BFC Biblioteca Fages de Climent. Figueres
    • BHVP Bibliothèque historique de la ville de Paris
    • BnF Bibliothèque nationale de France
    • BPA Biblioteca Pública Arús. Barcelona
    • BPP Biblioteca del Palau de Peralada
    • CAG Col·lecció Alex Gifreu. Figueres
    • CK&JJ Collection Ken & Jenny Jacobson. Londres
    • CJFS Col·lecció Josep Fajol Soler. Figueres
    • CP1 Collection particulière 1 (Fourquier)
    • CP2 Collection particulière 2 (Fourquier)
    • CPB Col·lecció particular. Barcelona
    • CPBG Collection Bernard Garret (Fourquier)
    • CPF Col·lecció particular. Figueres
    • INPI Institut national de la propriété industrielle. Paris
    • IEFC Institut d’Estudis Fotogràfics de Catalunya
    • MCHP Musée Carnavalet. Histoire de Paris
    • MMB Museu de la Música de Barcelona. Arxiu biogràfic
    • mE museuEmpordà. Figueres
    • MNAC Museu Nacional d’Art de Catalunya
    • MR Musée Rodin. Paris
    • NOMA New Orleans Museum of Art
    • PM Photoarte Madrid
  • passim :
    • GC: désigne un ajout (description, commentaire) de Grégoire Clemencin.

Contact

Cette base de données est élaborée dans le cadre d’un travail personnel et largement informel. Elle n’a pas d’autre ambition que de rendre compte du progrès de ce travail, c’est-à-dire essentiellement le repérage des reproductions numériques des photographies de Cañellas lorsqu’elles apparaissent en ligne et leur indexation centralisée en un même endroit, ici-même.

J’alimente cette base au fur et à mesure de mes repérages. Je suis bien entendu preneur de toute information concernant Cañellas et son œuvre et de toute remarque portant sur les données déjà répertoriées. On peut me joindre via le formulaire suivant :
gregoire.clemencin.fr/contact.php

▸ Grégoire Clemencin ❦

(dernière mise à jour le 20/01/2021)

Verso d’un carton de support d’une photographie de J. M. Cañellas

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